Jacques Greene launches own label
Montreal’s own Jacques Greene launched yesterday his own label, Vase, after a successful 18 months of touring across Europe and North America and releasing critically-acclaimed albums on Night Slugs and LuckyMe.
Concealer — the label’s first release — will come out January 30th, featuring four new tracks from the UK-influenced producer with collaborations from Koreless and fellow Montrealer Ango. BBC radio host Annie Mac already previewed Flatline — with Ango on R’n'B/garage duties — today on her show, which is available for streaming until next week.
While I am not one to usually praise a record ahead of its release, from what I’ve been given the privilege to hear, it’s a pretty solid piece of work.
Fall in Montreal: Boogat
Fall colours in Montreal.
Red, orange and green before getting blue, white and dark.
Boogat had a busy year with a critically-acclaimed EP, some great nights with Nuvo Tumbao and a few shows overseas. A full-length album should follow next fall if everything goes well.
Sub|division’s 2011 recap: Prison Garde
Sub|div.net is publishing once again this year a series of recaps of the last 12 months from the perspective of some of the major actors of the West Coast scene. 2011 was a great year for Victoria and Vancouver, with people reclaiming a streets of No Fun City by turning over Save on Meats, the W2 and a few key places in and around Gastown. The wave even spreading all the way to Mutek with a full-fledged BC delegation – even if it did very little damage when it hit here, unfortunately.
Prison Garde‘s recap is one of the most interesting read, maybe because it is one of the most insightful introspection of all, coming from someone well-versed in the ins and outs of the business with a wide array of influences. Like a breadth-first search of inspiration coupled with a depth-first search of thoroughness.
As an added bonus, Prison Garde‘s 2011 wrap-up features two mixes of house party bump-and-grind and dancefloor afterhour twerk-and-jerk. And news of Nouveau Palais, his side-project with Lunice and Ango.
Prison Garde & Kevin Eames – Bricks LP
The West Coast has been reppin’ harder by the week over the past year or so with slowed-down tempo and nosebleed-inducing hardware setups, and both Prison Garde and Kevin Eames are wrapping up 2011 with a release to showcase just that. A free LP full of deep kicks and claps, soundtrack for the winter months and late-running nights.
Only good thing about the sun setting at 4PM is that you can get that afterhour vibe earlier in the day.
For equally good stuff, check out www.insideoutradio.ca.
Music Is My Sanctuary – 24 heures de vinyl
À l’époque où la « disposabilité » et la volatilité des productions musicales atteignent un seuil encore inégalé dû à l’accessibilité des moyens de productions, le principe de Darwin s’applique de façon plus tranchante que jamais.
Alors que des mouvements musicaux naissent et meurent en l’espace de quelques mois à peine, seuls les plus adaptés – ceux qui observent ce qui se trame avec une certaine perspective inhérente à l’expérience – parviendront à évoluer pour poursuivre leur lignée. Mais parce qu’il est parfois nécessaire de revenir sur ces pas afin d’aller de l’avant, muer vers une nouvelle identité ne signifie pas qu’il faille réinventer la roue pour poursuivre son chemin. Faire du neuf avec du vieux, réutiliser l’héritage du passé ou utiliser ce langage culturel avec lequel tous sont familiers semblent être des moyens qui s’inscrivent naturellement dans l’ère du temps. Un véhicule approprié pour faire le point sur ce qui a été accompli au cours des dernières années.
Si la dernière décennie à mis au monde une panoplie de genres « exploratoires » diamétralement opposés, que l’on pourrait associer à la fougue de la jeunesse d’une nouvelle génération d’artistes qui voulait s’affirmer en se démarquant des précédentes – comme toutes celles avant elle, peut-être assiste-t-on maintenant au début du retour du balancier. Après avoir exploré toutes les permutations possibles de fréquences, de tempos, de structures, de surimpressions et d’oppositions, peut-être le temps est-il venu de retourner au dénominateur commun de ces spectres. Peut-être se dirige-t-on aujourd’hui vers une nouvelle interprétation des formules qui ont connu le succès par le passé, revues à la lumière des connaissances acquises au fil de ses expériences. Le ralentissement des BPM observé à quelques occasions en 2011 formera peut-être ainsi les fondations sur lesquelles la prochaine itération de réingénierie des sons s’orchestrera.
Si l’on a encore le temps de se perdre en conjectures quant à l’avenir dans l’état actuel des tendances, on ne peut cependant pas ignorer les directions que prennent certains de ceux qui ont participé d’une façon ou d’une autre à l’éveil d’un mouvement au Québec au cours des dernières années. Si certains ont investi beaucoup d’énergie à ramer à contre-courant des normes établies pour tenter d’amener davantage de diversité à des niches hétérogènes bien définies, d’autres sont quant à eux parvenus à naviguer à travers ce dédale sans perdre leur chemin.
Parmi ceux-ci, on peut ainsi citer en exemple les récentes réalisations – et les discographies – d’Alaclair Ensemble, de Jacques Greene, de Poirier et de Naes, tout comme on peut citera la constance d’autres artistes tels que Bowly, Luv, Andy Williams et Scott C ou encore la dévotion d’autres polyvalents artistes en périphérie tels que Rilly Guilty, Seb Diamond, Tronald Trump ou Lexis.
C’est ainsi pour célébrer les contributions communes de nombreux de ces acteurs qu’il se retrouveront au même endroit cette fin de semaine, alors qu’ils diffuseront un DJ set de vinyl de 24 heures depuis les quartiers généraux de Music Is My Sanctuary. Une contrainte qui les forcera peut-être dans certains cas à faire tourner du matériel d’une nature différente de leurs propres compositions, mais qui permettra d’exposer l’étendue de leurs inspirations, qui les a amené là où ils sont aujourd’hui.
Diffusé en ligne, Boiler Room-style, à partir de vendredi soir sur www.musicismysanctuary.com.
Karnival v.14
Il s’est écoulé deux ans depuis le dernier passage de DJ /rupture à Montréal, au cours desquelles l’artiste a quelque peu revu sa position au sein l’univers musical. En effet, si l’artiste est toujours actif sur scène, on sent que son intérêt pour la recherche et l’analyse des courants actuels s’est accru au cours des dernières années.
À une époque où la quantité de nouvelles compositions atteint des sommets inégalés dans l’histoire grâce à la démocratisation des moyens de production qui permettent maintenant à tout créateur de transformer sa chambre en studio d’enregistrement, le flux de contenu est tel qu’en faire la simple collecte est devenu un emploi à temps plein. Avec cette démocratisation internationale des techniques de production est apparue une nouvelle approche créative, les artistes ayant la possibilité de se laisser influencer par le travail d’autres artistes situés de l’autre côté du monde. Les rythmes et structures traversent ainsi les frontières, offrant ainsi aux artistes la possibilité de réinventer les rythmes traditionnels de leur folklore à la lumière des influences d’ailleurs, tout en demeurant près de leur propre code culturel.
C’est au coeur de cette nouvelle dimension musicale que s’illustre DJ /rupture, lui-même issu du mélange peu orthodoxe de drum and bass, de jungle, de hip-hop et de “musique du monde” à la fin des années ‘90. Un intérêt qui se concrétise à la fois sur son label (Dutty Artz), son émission de radio à l’antenne de WFMU et sur son blog, Mudd Up!, véritable point de convergence de toutes ces branches complémentaires de diffusion de musique.
Et comme consolation pour le choix déchirant qu’il avait fallu faire lors de la dernière visite de /rupture à Montréal – en même temps que la première édition de Karnival – Poirier et lui seront cette fois les seuls DJ à se produire sur la scène du Belmont, ce vendredi 21 octobre. Boogat offrira également une performance live, où l’on peut s’attendre à assister à l’une des premières prestation publique des pièces de son EP très remarqué intitulé Pura Vida paru la semaine dernière sur le label de Masala.
Un grand bal festif d’ambassadeurs de cette version 2.0 de la musique du monde.
Pour davantage d’information, consulter la page facebook de l’évènement ou les sites web des artistes de la soirée :
Pursuit Grooves
L’univers de la beats music en est un qui peut sembler mystérieux pour certains, particulièrement devant l’absence relative d’attention de la part des principales sources “d’autorité” en matière de diffusion de contenu musical. Un genre peut-être relayé au second plan en raison de la difficulté qu’ont les quelques décideurs de tendances à imposer un moule à cette forme d’expression musicale qui en ratisse large en terme d’ambiance, de qualité et de sonorités – parfois au sein-même de la discographie d’un artiste en particulier.
Certains ont ainsi tenté de classer ce registre sous l’étiquette dubstep, à défaut d’un terme plus généralement accepté ou encore pour tenter de voguer le plus longtemps possible sur la vague de ce mouvement, sans réellement prendre en considération les différences – ou divergences – des ces genres. D’autres se sont risqués à qualifier le mouvement de post-dubstep, avec le défaut de regrouper tout ce qui ne répondait pas aux standard de l’étiquette – quels qu’ils soient.
Devant ces quelques considérations face à la classification de ce registre, certains se sont ainsi résignés à le laisser de côté, prétextant qu’il s’agissait là d’un mouvement marginal contraint à demeurer dans l’ombre, inaccessible car inclassable en vertu des normes immuables établies par d’autres dans le passé. D’autres, avec davantage de perspective face à la musique et au contexte dans lequel elle s’inscrit, ont cependant eu la décence de relever les caractéristiques de cet ensemble de rythmes, de structures, de textures et de superpositions, et de lui reconnaître une identité à part entière, indépendante et individuelle des autres bien qu’elle y puise sa source.
Une identité basée sur l’essence-même de sa nature. Des beats.
Une identité qui sied bien à Pursuit Grooves, dont les productions recoupent les éléments caractéristiques de cette mouvance où s’enchevêtrent généralement des éléments de hip-hop, de house, d’échantillonnage et de mélodies brisées structurées à un second degré. Défiant les étiquettes, l’artiste de Brooklyn superpose ainsi accords mélodieux, synthétiseurs, basses et vocals aux fondations de percussions sur lesquelles s’échafaudent des productions qui peuvent amener l’auditeur dans une direction comme dans une autre.
Le Québec n’est quant à elle pas en reste face à ce mouvement, avec des acteurs tels que Kenlo Craqnuques impliqués au sein de la scène locale. Certainement l’un des producteurs les plus créatifs et originaux, sa série de réalisations instrumentales qui en est maintenant à son septième volet est parvenue à dépasser les frontières de la contrée pour trouver leur chemin jusqu’aux oreilles d’influents personnages à l’étranger. S’il est vrai que nul n’est prophète en son pays car rares sont les artistes reconnus pour leur talent parmi les artistes étrangers comparables, la province jouit cependant du fruit du travail sans relâche de Lexis, ambassadeur des scènes sans autres tribunes, où se confondent perles d’hier et joyaux d’aujourd’hui. Un travail encyclopédique maintenu à travers l’ensemble du portail qu’est devenu Music Is My Sanctuary au cours des cinq dernières années aussi bien qu’à travers l’écoute des podcasts offerts sur le site, dont le nombre s’élève maintenant à 51.
La soirée qui regroupera ces artistes ce vendredi 21 octobre au CFC accueillera également Smoked Meat Fax Machine, producteur et DJ actif aussi bien sur scène qu’au sein de la communauté alternative depuis plusieurs années maintenant. Ses performances live teintées d’influences funk mélangées aux mélodies de synthétiseurs seront également accompagnées des percussions de Mark Zadel à la batterie.
Pour davantage de détails, consulter la page facebook de l’évènement, celle de Music Is My Sanctuary ou encore les sites des artistes de la soirée :
Prison Garde, renouveau en 808
Depuis sa relocalisation à Vancouver il y a près de deux ans, on ne percevait que de faints échos de ce qui se tramait sur la côte Ouest pour Vaughn Robert Squire, autrefois mieux connu par certains de ces alter egos Sixtoo, Megasoid ou Speakerbruiser Rob. Si l’on savait qu’il s’était transformé en propriétaire d’une agence de création et conservateur d’une galerie – Catalog Gallery – au cœur de Gastown, relativement peu de nouvelles productions n’était parvenues à se frayer un chemin jusqu’ici, peut-être une conséquence des évènements qui ont mené à son départ de Montréal. Mais parce que silence n’est pas synonyme d’inactivité, on s’attendait à ce cette période de recherche et d’introspection mène à un renouveau, qui ne se limiterait pas aux clubs de Vancouver.
C’est ainsi qu’avec 2011 vint une nouvelle itération du personnage, avec une activité accrue en studio ainsi qu’en performance live. Des apparitions à la radio, des remix, une tournée pan-canadienne avec Lunice, Ango et Jacques Greene, et plus encore. Le tout, baignant dans une ambiance principalement centrée autour d’un son warehouse de 808 au tempo varié, avec synthétiseurs et drum machines de rigueur.
Difficile de dresser un portait fidèle du personnage sans être contraint de laisser de côté des pans entiers de ses origines, à la fois opposées et complémentaires à l’incarnation présente de l’artiste. D’un autre côté, le définir sans faire mention de ses accomplissements passés serait faire signe d’un manque de respect, alors que le vide laissé à Montréal par son départ n’a toujours pas été entièrement comblé. En effet, si certains se sont partagé la place laissée vacante sur scène par le parrain, nul n’a encore réellement revendiqué son titre en studio ou sur les côtés de la scène, de par la polyvalence des productions aussi bien que par son influence quant aux directions à prendre.
Exemple parfait d’une telle flexibilité et d’une telle créativité, le projet Nouveau Palais auquel il participe aux côtés de Lunice et d’Ango, dont on a pu entendre quelques extraits çà et là, l’art de jouir d’une facilité déconcertante à accomplir quelque chose de difficile étant une mesure du talent.
Un être complexe aux multiples facettes, à voir ce samedi au Torn Curtain (6595A St-Urbain), en compagnie de Guilty, de Seb Diamond ainsi que de Shash’U. Une présentation de Lookout et de Clark St.
Pour davantage de détails, consulter la page facebook de l’événement ou les sites suivants :




